Tendances

    Mont Blanc : 4 807,47 mComparer la taille des paysMers et océansCartes

    Rubriques

    Curiosités du mondePays, villes et frontièresMerveilles naturellesPlanète et climatÉcologie et énergieCartes et repèresGlossaire

    Actualité 22/10/2026

    White Island : le volcan néo-zélandais en éruption, l’alerte relevée au niveau 3

    Cendres en continu, 395 °C à l’évent : Whakaari passe en alerte 3 sur 5 le 21 octobre 2026. Ce que dit GeoNet et où se trouve le danger.

    Résumer cet article avec :

    ChatGPTMistralClaudePerplexityGrok
    Brève rédigée par la rédactionLe média des curieux du monde

    Publié le

    Temps de lecture : 3 minutes

    White Island : le volcan néo-zélandais en éruption, l'alerte relevée au niveau 3
    Transparence : Geogir écrit ses articles avec l'aide de l'IA.En savoir plus

    L'IA nous aide à rechercher et à rédiger. Chaque chiffre, date ou record est vérifié à sa source, et chaque article passe nos contrôles avant sa publication. Notre méthode.

    Ce qu’il faut retenir

    Depuis le 20 octobre 2026, Whakaari / White Island, le volcan le plus actif de Nouvelle-Zélande, rejette en continu un panache de vapeur chargé de cendres. Le 21 octobre, GeoNet a relevé son niveau d’alerte à 3 sur 5, « éruption mineure » : rien à craindre sur la côte, mais une explosion soudaine reste possible au fond du cratère.

    Ce qu’ont vu les volcanologues sur le volcan White Island, ce que veut dire ce niveau 3, où se trouve le danger, pourquoi ce volcan se surveille de loin, puis ce qui est attendu.

    Ce que les volcanologues ont vu le 20 octobre

    Le mardi 20 octobre, un survol de l’île a tranché. Les petites émissions de cendres repérées les jours précédents ne sont plus intermittentes : le volcan rejette désormais sans interruption une colonne de vapeur et de gaz qui emporte un peu de cendres.

    Carte du nord de l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande : Whakaari / White Island dans la baie de l'Abondance, à 48 km de la côte, en éruption mineure, avec Auckland, Tauranga, Rotorua et Whakatāne ; encart niveau d'alerte 3 sur 5 et code aviation orange depuis le 21 octobre 2026

    Autour de l’évent actif du cratère principal, un tapis de cendres couvre le sol, et une fine couche s’étale jusque sur les flancs extérieurs de l’île. L’émission reste faible : aucune trace d’explosion, et l’évent n’a changé ni de taille ni de forme depuis le 12 octobre.

    Le changement se lit surtout au thermomètre. Mesurée par caméra thermique, la température des émissions est passée d’environ 100 °C à environ 395 °C en une semaine. Le dioxyde de soufre du volcan, lui, est repéré chaque jour depuis l’espace par l’imagerie satellitaire TROPOMI.

    Le niveau 3 sur une échelle de 0 à 5

    Cendres continues, évent plus chaud : le groupe de surveillance des volcans d’Earth Sciences New Zealand a relevé le niveau d’alerte de 2 à 3. L’échelle néo-zélandaise va de 0, aucune agitation, à 5.

    NiveauActivité du volcanDangers les plus probables
    2Agitation modérée à forteAgitation, éruption possible
    3 (actuel)Éruption volcanique mineurePrès de l’évent
    4Éruption modéréeSur le volcan et à ses abords
    5Éruption majeureAu-delà du volcan

    Le code couleur destiné aux avions passe en parallèle du jaune à l’orange, signe qu’un peu de cendres quitte l’île avec le panache. Les conséquences possibles pour le trafic aérien sont suivies par le centre d’avis de cendres volcaniques de MetService.

    Un danger concentré sur l’île

    Faut-il s’inquiéter sur la côte ? Non, selon le bulletin : pour l’île du Nord, la menace se limite à une odeur de soufre quand le vent souffle vers la terre, et à de rares particules de cendres. Aucune retombée n’avait été signalée sur le continent au 21 octobre.

    Le danger se concentre sur le volcan lui-même. Une explosion plus forte, possible à tout moment, projetterait des blocs de roche sur le fond du cratère principal et lancerait des déferlantes de cendres et de gaz, des coulées pyroclastiques. Toute vie serait alors menacée au fond du cratère et dans la mer juste au sud-est de l’île.

    Un volcan surveillé de loin

    Whakaari se dresse dans la baie de l’Abondance, à 48 km de la côte. L’île ne couvre qu’environ 325 hectares, à peine un tiers de Paris, et ne représente qu’environ 30 % de la masse du volcan : le reste est sous la mer. Son cône s’est construit en 150 000 ans d’activité continue.

    Ce n’est pas un volcan endormi qui se réveille. Il est resté en éruption de décembre 1975 à septembre 2000, et le 9 décembre 2019, une explosion soudaine a tué des visiteurs et des guides présents sur l’île.

    Le suivre en direct est pourtant difficile : plus aucun instrument ne fonctionne sur l’île. Les volcanologues travaillent à distance, depuis la côte, lors de survols occasionnels et grâce aux satellites, qui savent aussi lire les mouvements d’un volcan, comme sous le Masaya, au Nicaragua, où deux réservoirs de magma ont été repérés depuis l’espace.

    Suivre les bulletins de GeoNet

    D’après les épisodes des trente dernières années, cette activité est typique des cycles de Whakaari et pourrait durer un moment, peut-être des semaines, précise le bulletin. Elle peut aussi s’intensifier avec peu ou pas de préavis : les prochains bulletins de GeoNet, publiés dès que la situation change, restent la référence à suivre.

    Sources

    • GeoNet, bulletin d’activité volcanique WI – 2026/13, Whakaari/White Island, 21 octobre 2026
    • GeoNet, niveaux d’alerte volcanique de Nouvelle-Zélande, octobre 2026
    • GeoNet, fiche du volcan Whakaari/White Island, octobre 2026
    • Photo de couverture (vue aérienne de 2006) : Krzysztof Belczyński, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0 ; carte : Geogir, points Wikidata, fond Natural Earth

    Réagir à cet article

    Chaque réaction est lue par la rédaction avant publication.

    Partager

    Rejoignez la communauté Geogir

    Records, cartes, merveilles du monde : inscrivez-vous pour faire partie des curieux de la première heure.

    100 % gratuit · Zéro spam · Désinscription en un clic

    La rédaction de Geogir

    La rédaction de Geogir vérifie chaque record, chaque altitude et chaque superficie auprès de l'organisme qui les mesure, cite ses sources et dit quand une idée reçue ne tient pas.

    Comment nous écrivons nos articles