Ce qu’il faut retenir
Le 15 octobre 2026, la température moyenne de l’air à la surface de la Terre a atteint 15,38 °C selon Copernicus, du jamais-vu pour cette date depuis le début de la série en 1940. Le 16 octobre fait mieux encore, à 15,35 °C contre 15,25 °C en 2023, en données provisoires.
Voici les chiffres de ce record de température mondiale, ce que mesure exactement cette moyenne, pourquoi 2026 accumule les records, et comment suivre les prochains.
Deux jours de record, de combien
Les deux journées dépassent les précédents records pour la date, tous deux détenus par 2023. L’écart reste petit en apparence, quelques centièmes à un dixième de degré. À l’échelle de la planète entière, c’est beaucoup.
| Date | 2026 | Ancien record pour la date | Écart à la normale 1991-2020 en 2026 |
|---|---|---|---|
| 14 octobre | 15,40 °C | 15,43 °C (2023), toujours en tête | +0,88 °C |
| 15 octobre | 15,38 °C | 15,34 °C (2023) | +0,89 °C |
| 16 octobre (provisoire) | 15,35 °C | 15,25 °C (2023) | +0,90 °C |
Ce n’est pas un coup isolé. Depuis le 1er janvier, 2026 détient le record de 55 jours de l’année, dont 13 depuis le 1er septembre, d’après la série quotidienne de Copernicus.
Ce que mesure la température mondiale
Ce chiffre est la moyenne de l’air à 2 mètres du sol sur toute la surface du globe, pôles et tropiques, jour et nuit, terres et océans. Le service européen Copernicus la calcule chaque jour en combinant les observations et un modèle météorologique, une méthode appelée réanalyse (ERA5).
Pourquoi 15 °C, qui paraît doux, est-il un record ? Parce que c’est une moyenne : le froid des pôles compense la chaleur des déserts et des tropiques. Dans cette moyenne, un dixième de degré de plus représente une énorme quantité de chaleur.
Il s’agit d’un record pour la date, pas d’un record absolu. La planète est toujours plus chaude en juillet, pendant l’été de l’hémisphère nord, qui porte la plupart des terres. Le record absolu journalier reste celui du 22 juillet 2024, à 17,16 °C.
El Niño pousse la planète vers le haut
Le principal accélérateur se trouve dans le Pacifique. El Niño, ce réchauffement périodique des eaux de surface au large de l’Amérique du Sud, libère de la chaleur océanique dans l’atmosphère et fait grimper la moyenne mondiale.
Dans son bilan publié le 12 octobre, Copernicus le décrit comme probablement l’un des plus forts jamais enregistrés, avec une température record de 29,70 °C dans sa zone de référence du Pacifique en septembre. Il devrait encore se renforcer dans les prochains mois.
Septembre 2026 a déjà été le deuxième septembre le plus chaud mesuré, à 16,27 °C, soit 1,63 °C au-dessus de la période 1850-1900, avant l’essor de l’industrie. Seul septembre 2023 avait fait plus chaud, de 0,11 °C.
Suivre les prochains records
Copernicus publie chaque jour la température de l’avant-veille sur son tableau de bord Climate Pulse. Le premier chiffre est provisoire, puis il devient définitif quelques jours plus tard : celui du 16 octobre peut encore bouger de quelques centièmes. Le bilan complet du mois d’octobre paraîtra dans la première quinzaine de novembre, comme celui de septembre, publié le 12 octobre.
